Animaux dangereux Martinique

Animaux dangereux Martinique
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Animaux dangereux à la Martinique

Soyons réaliste, à la Martinique, il est plus facile de mourir d’une cirrhose en buvant trop de rhum, que de trépasser suite à la rencontre d’une quelconque bestiole.

Mon ImageLa scolopendre: On dirait un peu le petit mille-pattes, que l’on voit dans le sud de la France, sauf que celui-là, il est grand et peut atteindre 40cm, c’est d’ailleurs un des plus grands au monde. Le nom scolopendre est féminin, on dit la scolopendre. Vous devez vous en méfier, parce qu’elle est très venimeuse, elle vie en pleine nature, dans des endroits chauds, humides, style tas de bois, herbe haute, sous les pierres et dans les lézardes des murs. Malheureusement l’intérieur de la maison n’est pas épargné, elle peut y résider, il peut arriver de la voir passer, rapidement, en plein visionnage de la télé, ce qui n’est pas sans créer une certaine panique familiale. Le venin de la bestiole est costaud, les morsures sont vraiment très douloureuses (sensation de brûlure), douloureuses, mais pas souvent dangereuses. En général la douleur s’estompe au bout de quelques heures et la morsure ne laisse aucune séquelle. Cependant, les cas de morsures mortelles ne sont pas à exclure, ils peuvent survenir surtout chez les très jeunes enfants, ayant été mordus à des endroits très sensibles, comme le cou ou la tête (Alouette, alouette) et chez les individus présentant une allergie sévère au venin. Les symptômes se présentent sous forme locales, rougeur avec œdème et troubles de la sensibilité. Dans la majorité des cas de morsures il n’y a pas de complications. Mais, une nécrose cutanée peut apparaître, causant la mort des tissus. Les signes généraux de complications sont (vomissements, fièvre, augmentation des ganglions lymphatiques, maux de tête voire un pouls irrégulier) ceci est vraiment rare et généralement modéré. En cas de morsure, nettoyez déjà avec de l’eau et du savon et utilisez ensuite un antiseptique, si vous en avez, vous pouvez aussi appliquer des compresses froides. Si la morsure concerne un enfant, une personne ayant des antécédents d’allergie, si des symptômes sévères apparaissent ou si la douleur persiste au-delà de 12h, vous devez absolument consulter un médecin, il décidera d’un traitement adapté. Pour essayer de prévenir un peu les risques, vérifiez vos chaussures, vos serviettes dans la salle de bain, vos draps et oreillers avant de vous coucher. Défricher le jardin est un plus pour limiter la présence de la bestiole.

Mon ImageLes trigonocéphales: Pour les serpents aux petites Antilles, il n’y a que deux iles qui en ont, l’île de Sainte Lucie et la Martinique. Le fer de lance est une espèce de serpent qui est endémique de la Martinique, théoriquement, il est présent du nord au sud de l’île. Des mégas têtes pensantes ont essayé d’importer des mangoustes, pour se débarrasser des serpents, mais ils avaient oublié de vérifier les horaires de boulot des deux catégories de bestioles, l’une bossant la nuit et l’autre le jour ! Cela a fait que la mangouste a plutôt bouffé les œufs dans les poulaillers et dans les nids d’oiseaux, où elle y fit des ravages. Les Iguanes et les Grosses Grenouilles qui vivaient jadis à la Martinique ne furent pas épargnés, ni les petits mammifères tels que l’Agouti (Une sorte de gros cochon d’Inde). L’estomac de la Mangouste était devenu une véritable fosse à faune locale. Un bide des dirigeants de l’époque ! D’ailleurs ensuite les autorités prirent des mesures pour encourager la destruction de la Mangouste. Une prime de 5 F était distribuée dans les brigades de gendarmerie, par tête de Mangouste tuée. Ce qui n’a pas empêché à la mangouste d’être toujours présente sur l’île aujourd’hui. Il n’y a pas si longtemps que ça, la plupart des familles créoles habitant la campagne avaient leur Mangouste domestique. Chasseur nocturne, le trigonocéphale fréquente essentiellement les forêts et les plantations, ou il capture ses proies habituelles, oiseaux, petits rongeurs, chauves-souris et batraciens. Ce serpent est venimeux et son venin agit par effet de coagulation disséminée du sang dans les vaisseaux (venin hémotoxique), provoquant des thromboses artériolaires et des désordres myocardiques et encéphaliques graves (Mon dieu, en langage normal, cela veut dire que tes veines, vaisseaux et artères se transforme en boudin Antillais). Le fer de lance est de couleur variable, partant du jaune, au jaune sale en allant jusqu’au marron, comprenant des tâches à dominante de marron-noir. La forme triangulaire de sa tête (Qui lui a donné son nom : trigonocéphale ou fer de lance), est facilement reconnaissable. On constate la présence d’une bande latérale noire en arrière de l’œil, étendue sur toute la longueur de la tête. Les serpents sont sourds, Ils ne peuvent pas vous entendre, par contre ils détecteront les vibrations émises par vos pas sur le sol. Les femelles peuvent atteindre une taille de 2 m à 2 m 50. Elles sont vivipares (laissant grossir dans leur ventre), le ou les petits qui en sortiront seront vivants. Souvent en saison humide elles mettent bas entre 50 à 80 jeunes, qui sont déjà formés et équipés dès la naissance de crochets venimeux et donc parfaitement autonomes et dangereux. Les mâles sont en général plus petits que les femelles. C’est une espèce arboricole, mais les plus gros spécimens seront davantage rencontrés au sol. Bon, moi en trois ans je n’en ai jamais vu, l’espèce est aujourd’hui menacée d’extinction et il n’y a en moyenne qu’une dizaine de morsures par an. Le principal conseil de logique que l’on pourrait donner est de ne pas s’enfoncer seul en randonnée dans la végétation des mornes du centre et même du sud de l’île. Pour ce qui est du nord de la Martinique et de sa grande forêt, le mieux est de bien organiser ses randonnées, en utilisant des sentiers bien balisés, le mieux étant de vous faire accompagner par une personne connaissant parfaitement les lieux. Munissez-vous de bonnes chaussures, évitez la Tongue, le mieux étant des chaussures montantes, armez-vous d’un bon bâton et sonder la végétation en avant de vos pas. Ne sortez pas des sentiers balisés pour une excursion en pleine forêt (recommandation de l’Office National des Forêts).

Mon ImageA ne pas faire en cas de morsure…
– Essayer d’aspirer le venin avec sa bouche, en effet si vous avez des petits bobos dans votre cavité buccale, ou sur vos lèvres, cela risque de vous couter cher !
– Ne pas faire de garrot, parce que cela va faire gonfler la plaie et risquer de faire un œdème
– Ne pas donner de petit remontant, tiens Marcel prend donc un petit rhum !

On fait quoi alors ?
– Déjà il faut essayer de faire redescendre le rythme cardiaque de la personne qui a été mordu, en la calmant, en la rassurant (Mais non tu ne vas pas mourir, du moins pas tout de suite…).
– Si vous en avez, faites lui prendre de l’aspirine,
– Faites-lui boire de l’eau,
– l’idéal serait de disposer d’une pompe anti-venin, pour aspirer le venin.
– Si possible nettoyer et désinfecter la plaie à l’aide d’un antiseptique,
– Si par hasard vous pouvez avoir une poche de glace, appliquez-la autour de la morsure.
– Mais surtout, il vous faut le transporter rapidement à l’hôpital.

Les araignées sur l’Ile de la Martinique

Mon ImageAviculaire antillaise ou matoutou falaise :Depuis 1995, elle est protégée par un arrêté préfectoral interdisant sa capture à la Martinique. Cette une espèce est endémique des Antilles, on en trouve aussi en Guadeloupe. Elle est plus souvent visible dans les forêts humides du Prêcheur à Grand-Rivière. Elle est de couleur bleuâtre claire avec un abdomen rayé noir. Devenant plus foncée au cours des mues pour prendre ses couleurs définitives à l’âge adulte. Les adultes sont facilement reconnaissables à leurs pattes rose violacé et à leur abdomen rouge vif marqué d’une tache rose pâle. Adulte, le corps mesure de 6 à 10 cm pour une envergure totale allant jusqu’à 15-18 cm. Ces araignées disposent de glandes à venin. Il a été remarqué que les mygales venant du continent américain ont, pour une grande majorité, un venin moins puissant que celui des espèces d’Afrique et d’Asie. Les prédateurs de cette araignée sont l’homme et la guêpe bleue (Pepsi mouche). Elle est très appréciée par les amateurs de mygales qui la considèrent comme étant l’une des plus belles mygales au monde. Sa morsure n’est pas particulièrement connue pour être dangereuse, mais elle est douloureuse. Prédateur opportuniste elle consomme pas mal d’insectes, sa taille lui permet aussi de varier son menu en s’attaquant à des proies plus importantes, grenouilles, lézards, parfois les très jeunes serpents ou les petits oiseaux. (Cuit, cuit) La femelle dévore le mâle sans pitié s’il tente de s’approcher alors qu’elle n’est pas réceptive à l’accouplement (Cela vous laisse rêveuses mesdames !)

Mon ImageAcanthoscurria antillensis C’est la deuxième espèce de mygale commune en Martinique, elle est inoffensive, bien que plus agressive que la matoutou des falaises (elle attaque sans prévenir.) Elle est terricole et vit dans des terriers profonds, se nourrissant des inconscients, qui passent à proximité de son terrier, comme les blattes, les lézards et toutes sortes de petits animaux. On la rencontre plutôt dans le sud de l’île. Elle mesure 6cm de corps et 10 à 12cm d’envergure, son céphalothorax est marron fonce et son abdomen est noir, avec de longs poils orange. Les pattes sont noires et aussi garnies de poils orange. Elle présente un petit trait blanc rose sur un tiers des métatarses et deux traits blancs rose sur les tibias, les patellas et les fémurs. Les prédateurs de cette araignée sont aussi l’homme et la guêpe bleue. Comme pour la matoutou sa morsure n’est pas particulièrement connue pour être dangereuse, mais elle est douloureuse.

 

Mon ImageAraignée argentée L’Argiope argentata Voilà une araignée typique des bosquets et des buissons en zone ouverte, plutôt sèche. Elle peut mesurer jusqu’à 4 cm d’envergure. Son céphalothorax est de couleur argent satiné, elle a les pattes et l’extrémité de son abdomen, qui sont ornées de taches jaunes et noires. La face inférieure est presque en totalité noire. Non loin du sol de 50 cm à 1 m, elle construit sa grande toile de forme circulaire, le poste de guet est le plus souvent placé au centre. Quand une proie, comme un insecte volant, se prend dedans, la bestiole se précipite comme un politicien sur l’électeur, la noyant rapidement, dans un flot de toile en la tournant comme on tourne un poulet sur une broche. Son venin, non dangereux pour l’Homme aux doses émises lors d’une morsure, contient une toxine, l’argiotoxine, qui pourrait être utilisée d’ici peu, en médecine. Le venin des araignées est en général de deux sortes: un paralyse leur proie, et l’autre liquéfie l’intérieur de leur proie, permettant ainsi de la boire. Les araignées n’ont pas vraiment envie de mordent les hommes, sauf en dernier recours, pour se défendre. Dans ce cas, l’homme ressentirait une douleur. Mais au bout de quelques heures, il n’aurait plus de boutons et ne ressentirait plus aucune douleur, sauf dans les cas allergiques.

 

Mon ImageHeteropoda venatoria, (Genre Cupiennius). Cette araignée est appelé Babouk à la Réunion et parfois « Araignées bananes »). Il s’agit là d’un surnom donné en français à différentes espèces d’araignées dont le seul point commun et qu’elles vivent dans les plantations de bananes. Ne pas confondre avec certaines araignées appelées aussi « Araignées bananes ») (Genre Phoneutria) qui peuvent-elles être vraiment très dangereuses pour l’homme, de nombreuses erreurs d’identification sont faite entre les genres Cupiennius et Phoneutria. Pour celles rencontrées à la Martinique, elles ne sont pas considérée comme dangereuses, même si leur morsure peut être douloureuse. C’est une espèce chasseuse qui ne construit pas de toile. La femelle portant son sac à œufs sous son abdomen. C’est une espèce commensale que l’on rencontre quasi-exclusivement dans les habitations. Espèce cosmopolite ayant une répartition pantropicale, elle est connue entre autres, dans les départements français comme La Réunion, la Guadeloupe, Mayotte, la Guyane et la Martinique, ainsi qu’en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie.

 

Mon ImageAmblypyge Les amblypyges semblent tout droit sortir de Jurasik park, ces animaux archaïques, dont plusieurs fossiles qui ont été découverts datent du Carbonifère, soit d’il y a 359 millions d’années, n’ont subi presque aucune transformation morphologique depuis. Le corps de l’amblypyge, est de forme aplatie, constitué d’un céphalothorax plus large que long et d’un abdomen segmenté, ils ont trois paires de pattes ambulatoires, une paire de pattes antenniformes que l’on dit tactiles et de deux pédipalpes qui, hypertrophiés chez le mâle. De couleur beige ou brunâtre, pouvant aller jusqu’au grisâtre plus ou moins nuancé, ils ont l’art de se confondre avec leur environnement et vivent en milieu tropical humide. On les trouve dans les écorces, les anfractuosités de roches ou sous des troncs et sortent la nuit pour chasser, ils sont donc très difficiles à observer. Ils ont une apparence curieuse et sont très craintifs. Ce sont des cousins des araignées qui sont absolument inoffensifs, on les appelle aussi araignées scorpion et araignées 24 heures, en particulier à Saint-Barth, où la légende les disait capables de tuer un homme en 24 heures et aussi de donner de la fièvre pendant 24 heures. On ne sait pas d’où viennent ces histoires, mais il n’en est rien. Elle est sympa la bestiole. En Martinique, une seule espèce d’amblypyge est connue : Phrynus goesii, elle est présente sur les îles de la Caraïbe. Certains pensent qu’il pourrait en exister une ou deux autres en Martinique. Les amblypyges sont peu connus de la population, en effet il n’en existe que 120 espèces différentes dans le monde, c’est loin des 42 000 espèces d’araignées !

Mon ImageAraignée macata ou araignée-crabe. Elle fait moins d’un centimètre, les mâles mesurent de 1,9 à 2,7 mm et les femelles de 5,8 à 8,6 mm, donc c’est une petite araignée, à l’abdomen dur et aplati ressemblant à une carapace de crabe, garnie de pointes sur la bordure. Sa toile est circulaire, elle la tisse dans les arbustes à 1 m, 1,5 m. L’Araignée, la plupart du temps, patiente au centre de sa toile, attendant l’insecte corniaud, qui viendra se prendre dedans. Ce sont des animaux nettement plus larges que long, dont l’abdomen orné d’épines comme le veut le genre, arbore de jolies colorations très variables.

Si vous avez été mordu par une araignée, la première chose à faire est de désinfecter la plaie. Comme en cas de morsure de serpent :

– Utilisez simplement de l’eau et du savon pour nettoyer la zone.
– Appliquez un antiseptique local tel que de l’eau oxygénée.

Pour éviter la formation d’un œdème :
– Appliquez une poche de glace au niveau de la piqûre.
– Si vous n’avez pas de glace sous la main, faites couler de l’eau froide dessus.
Attention : si un œdème important se forme et qu’il s’accompagne d’autres symptômes, n’hésitez pas à appeler les urgences.

Calmez la démangeaison avec de la crème
– Une fois tout risque écarté, une petite inflammation ou démangeaison persiste généralement.
– Pour la soulager, vous pouvez employer une crème apaisante spécialement conçue pour les piqûres d’insectes ou de la crème d’Apis.
– Mettez une noisette de crème sur la zone de la morsure et massez doucement pour faire pénétrer.
– Au besoin, renouvelez l’application plusieurs fois par jour.
– Remarque : ce type de crème convient même aux enfants.

Vous pouvez aussi utiliser une des méthodes suivantes (phytothérapie) pour soulager la démangeaison :
– Frottez la zone de la morsure avec de l’ail écrasé ou une tranche d’oignon.
– Placez une tranche de papaye sur la piqûre et maintenez-la dessus pendant une heure.
– Mettez de la teinture mère de Calendula pure directement sur la zone touchée ou appliquez-la en compresses en la mélangeant dans un peu d’eau.